Luang Prabang - 30/01/2019


Cette nuit j'ai eu un peu froid, je demanderai pour ce soir une couverture supplémentaire. On sent que le climat n'est plus le même qu'en Thailande. On traine un peu au lit jusqu'à 10h, on est tous un peu fatigués des deux jours de bateau, Michel se plaint de maux de tête, à mon avis il ne s'hydrate pas assez. On va chercher un petit resto sur le bord du Mékong, la vue est plus sympa que dans les ruelles et les prix ne sont pas excessifs. On ne fait pas grand chose de la journée, je sens que Lulu et Michel n'ont pas la forme. Après s'être baladés un peu en ville on retourne à l'hôtel pour se reposer. Lulu fait une bonne sieste et moi j'en profite pour écrire mon blog. Je sais que pas grand monde le lit mais je continue pour moi, pour ne pas oublier. Quand je repense à tous mes voyages depuis 20 ans je regrette de ne pas avoir plus de traces écrites. J'ai des milliers de photos, mais les photos ne représentent que très peu ce que j'ai vécu. Il est déjà 17h30 et Lulu sort de sa sieste. On voulait aller voir le mont Phousi pour assister au coucher de soleil, mais on s'y est pris un peu tard et le temps d'arriver en haut le soleil se sera déjà fait la belle. On se dit qu'on ira plutôt demain.

On retourne faire un saut au marché de nuit, on y croise une famille de français qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens. Un couple avec trois enfants dont un qui a à peine trois ans. Ça fait déjà trois mois qu'ils sont sur les routes. On s'échange quelques bons conseils. La mère est une vraie routarde, ça fait plus de vingt ans qu'elle sillonne le monde. On évoque le passé et on se dit que l'Asie c'était mieux avant. Cette phrase je l'avais déjà entendu il y a vingt ans. Le monde change il a toujours changé, pourquoi vouloir le figer à une époque. Cela dit avec Lulu on souffre bcp de cette addiction au téléphone, on essaie de s'en passer mais la tentation est toujours là et on cède trop facilement. Michel lui n'essaie même pas, il vit le voyage à travers son écran. En Thaïlande il avait un abonnement et pouvait se connecter n'importe où sur internet. On avait espoir avec Lulu qu'au Laos il serait moins sur son écran car plus de connexion. Mais il est toujours autant le nez dans son smartphone, soit pour regarder ses photos, soit pour jouer à Candy crush. On le lui rappelle assez souvent et ça l'énerve. Je me rend compte que mon père est le miroir de moi même, moi aussi je passe bcp trop de temps sur ce putain d'écran et c'est dur de l'admettre. Il faut que j'essaie aussi de m'en passer.

On retourne à l'hôtel pour se coucher tôt, avec Lulu on voudrait se lever à 5h30 pour assister au rituel des moines qui défilent par centaines dans les rues pour récupérer les offrandes des habitants.



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© jonas-graphiste.com

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