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Passage frontière - 28/01/2019


5h30 le réveil sonne. J'ai très mal dormi. Michel a fait de l'apnée du sommeil et je crois que c'est encore pire à supporter que des ronflements. Il y a un Japonais qui partage notre chambre. Lulu est dans une autre chambre toute seule. C'est con on aurait pu être ensemble finalement. C'est à l'accueil qu'on apprend que le groupe qui avait réservé n'est finalement pas venu. Je trouve ça pas très sympa pour l'hôtel, d'autant plus qu'ils ont refusé du monde la veille.

Le bus qui doit nous emmener à la frontière a beaucoup de retard. Il est bientôt 7h et il n'est toujours pas là. On se dit avec Lulu qu'on aurait pu facilement dormir une heure de plus. C'est pas grave on dormira dans le bateau. Un mini van finit par arriver, il est déjà bien rempli de monde. On arrive à se faire une petite place mais les bagages ont du mal à rentrer dans le coffre. Le chauffeur essaie de tasser tout ça mais en appuyant trop fort la porte du coffre s'ouvre et tous les sacs se retrouvent sur la route. Je sens qu'aujourd'hui ça va être Rock and Roll. Après 2 h de route on arrive au poste de frontière. C'est pas le même que j'ai l'habitude de prendre. Habituellement c'est une petite cabane sur le bord de la rivière, avec marqué "immigration" dessus. On tamponne la sortie de Thaïlande, on traverse la rivière et on tamponne l'entrée au Laos et en général c'est plutôt rapide. Non là c'est pas du tout ça, on arrive devant un grand bâtiment en béton bien moche. C'est le poste de frontière Thaïlandais, on doit faire la queue pour tamponner la sortie. Jusqu'à la ça va et c'est assez rapide. Ensuite un bus nous fait traverser la rivière, on arrive au poste frontière du Laos, là aussi c'est en béton et c'est très moche. On fait une première queue pour donner nos passeports. C'est long, c'est chiant. Ensuite on doit faire une deuxième queue pour récupérer nos passeports et s'aquiter de la somme de 30 dollars. Je tends un billet de 10 et un billet de 20 dollars. Le douanier observe mon billet de 20 dollars et me le rend en me disant qu'il est abîmé et qu'il n'en veut pas. Je lui explique que j'ai que ça mais il ne veut rien savoir. Heureusement Michel avait retiré 44 dollars et Lulu et moi avions 33 dollars chacun. On a réussi a reconstituer 20 dollars avec des billets de 1 dollars. Ça passe. Ouf. Les billets de Lulu et Michel ne sont pas abîmés. Pour eux ça passe nickel. Ça y est on va pouvoir rejoindre le bateau... en fait non il y a encore une énorme queue à faire avant la sortie. Je ne comprends pas trop l'intérêt de ce dernier contrôle, 30 min d'attente pour regarder nos passeports en 10 sec. Je commence à en avoir sérieusement marre. De l'autre côté un pick-up nous attend pour nous emmener à l'embarcadère.

Mise à part ce passage frontière assez périlleux, l'organisation est plutôt bonne. Un mec nous explique tout en détail les procédures qui vont suivre. Il nous donne un ticket de bateau à garder impérativement jusqu'à Luang Prabang, si on le perd on risque de se trouver bloqué à Pak Beng, un village étape où l'on doit passer la nuit. Il nous propose des chambres à réserver tout de suite. 700 baht pour trois lits ce qui nous fait 233 baht par personne (environ 6€). C'est correct et ça nous évitera de devoir nous dépêcher à l'arrivée de trouver les meilleures chambres avant qu'il ne reste que les hôtels super chers. Dans mes souvenirs c'est "premier arrivé, premier servi" et j'ai pas trop envie de courir. Le bateau demarre vers midi, il est assez grand et des rangées de sièges de voiture sont greffées dessus. C'est pas banal, ça fait récup et c'est beaucoup plus confortable que les banquettes en bois que j'ai connu les autres années. Le moteur est très bruyant mais au fil du voyage on finit par l'oublier. La fatigue me gagne et je m'endors une bonne petite heure. Le trajet dura environ 5h30. Plus on s'approchait de Pak Beng et plus le paysage devenait intéressant. Sur le bord des rives on pouvait souvent observer des troupeaux de vaches s'abreuver dans la rivière, parfois des chèvres, quelques pêcheurs ou des groupes d'enfants nous faire des signes. Le voyage m'a paru beaucoup plus court que les autres années. A l'arrivée une ruée de gamins nous sautent dessus dès la sortie du bateau pour essayer de nous faire venir dans leurs hôtels ou restaurants. La dernière fois que j'ai fait escale à Pak Beng c'était il y a plus de dix ans et le village s'est bien agrandi depuis. La plupart des hôtels sont équipés de wifi maintenant, à l'époque c'est tout juste si il y avait l'électricité.

Ludivine ne trouve plus son sac de voyage, il n'est pas avec les autres sacs et elle commence à s'inquiéter. Elle retourne au bateau pour voir si ils n'ont pas oublié de le sortir. Elle trouve un autre sac identique au sien à la seule différence que ce n'est pas le sien. Un touriste a dû se tromper. C'est malin, maintenant comment on va faire ? La plupart des groupes sont déjà partis à leurs hôtels et Lulu commence sérieusement à s'angoisser. Elle fait le tour des derniers pick-up et fini par le retrouver. C'était un israélien qui était parti avec. Ouf on va pouvoir rejoindre notre hôtel, la nuit est déjà tombée et je commence à avoir faim. On se couche pas trop tard, demain réveil à 7h pour avoir le temps de prendre un petit déjeuner avant le départ du bateau prévu à 9h.



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