Tam Coc jour 2 - 11/02/2019

Mis à jour : 26 févr. 2019


Aujourd’hui le temps est assez couvert, on voulait aller dans un coin, paraît il joli et éloigné des touristes, nommé Van Long. L’endroit se trouve à 27 kms de Tam Coc, mais sur la route, voyant que le temps ne s’améliore pas et qu’il se met à pleuvoir légèrement, on décide de changer nos plans et d’aller plutôt visiter la pagode de Bai Dinh. La pagode est assez récente, il y a 10 ans lors de mon premier voyage au Vietnam avec Michel on l’avait visité mais elle était en pleine construction. J’étais curieux de voir le résultat. Arrivé sur place il y a un immense parking avec des milliers de scooters, il va falloir faire attention de bien se souvenir où on a garé les nôtres, il y a énormément de monde, on se croirait à l’entrée d’un parc d’attraction. L’entrée est gratuite mais la pagode se trouve à 2 kms du parking et si on ne veut pas marcher il y a un service de navettes payantes qui peuvent nous y emmener. On décide de marcher quand même, après tout 2 kms c’est pas grand-chose. Je regrette un peu qu’on ai choisi cette option car sur le chemin il y a pleins de petits stands avec nourriture et souvenirs, et entre Lulu qui a toujours faim et Michel qui s’arrête à chaque stand de souvenirs on est pas prêt d’arriver à destination. On a bien du mettre 1h pour faire 300 mètres. Après avoir grignoter des frites sur un stand et une sorte de crêpe au maïs sur un autre stand, je sens que Lulu et Michel on encore faim, alors je propose qu’on se pose pour manger un vrai plat histoire d’être bien calé et de pouvoir continuer la route. On se prend une bonne soupe au poulet mais au moment de repartir Michel ne retrouve plus les clés de son scooter. Il vide toutes ses poches et ses sacoches mais rien, pas de clés. On commence à paniquer un peu. On refait le chemin à l’envers en demandant à tous les stands si ils ne les auraient pas vu, mais personne n’a rien vu. On refait 3 ou 4 fois des aller retour en regardant partout, on a même vidé une poubelle ou Michel a jeté le papier de son sachet de frites, des fois que la clé lui aurait glissée des mains. On va voir si il ne les auraient pas tout simplement oublié sur le scooter, mais rien. Ça sens la bonne journée de merde tout ça et je me demande bien comment on va faire si on ne les retrouve pas. Je commence à pester contre Michel qui ne fait jamais gaffe à ses affaires, mais un vieux monsieur me tape sur l’épaule et me tend un trousseau de clés, il me dit que c’est celles du scooter. Ouf on est sauvé, je le remercie grandement et on va vérifier qu’il s’agit des bonnes clés, j’espère qu’on ne se réjouit pas trop vite. C’est bien les clés du scooter à Michel, on peut enfin se décontracter. Dorénavant ça sera Lulu la gardienne des clés, on ne voudrait pas les perdre à nouveau. Bon avec tous ça on a perdu beaucoup de temps alors je propose qu’on prenne une navette pour nous déposer au pied de la pagode, cette histoire nous a un peu fatiguée. La pagode est immense, il y a de très long couloir de chaque côté avec des milliers de statues en marbre. Les croyants caressent certaines zones de chaque statut, en général il s’agit des genoux, des mains ou du torse, ce qui donnent un aspect brillant sur une matière a la base plutôt mate. Durant la visite on perd Michel de vu, on essaie de le retrouver en vain. C’est tellement grand que c’est peine perdue et il commence à faire nuit. On hésite à reprendre une navette pour le retour, on ne sait pas si Michel est retourné aux parking ou si il se balade encore. Dans le doute on retourne dans la pagode pour essayer de le trouver. Avec l’aide de notre téléphone on montre une photo de Michel au passants pour savoir si ils ne l’auraient pas vu. Avec son look de bolivien il ne passe pas inaperçu. Certaines personnes l’on bien vu et nous disent qu’il a pris le chemin du parking à pied. C’est pas la même route que celles des navettes, le chemin est bcp plus sympa et bien plus court aussi. A vu de nez je dirais que ça fait moins d’un kilomètre. On retrouve Michel qui nous attendait à l’entrée du parking assis avec des vietnamiens, il a trouvé le moyen de se faire ramener gratuitement par une navette en jouant le vieillard fatigué. Les vietnamiens ont eu pitié de lui et lui ont offert à manger et du whisky. On l’a retrouvé dans un état un peu stone. Finalement la journée a mieux terminée qu’elle n’avait commencée.



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© jonas-graphiste.com

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